Peut-être que, comme moi, quelques années auparavant...
Chaque nuit, vous fermez la porte de votre chambre, vous vous glissez sous vos draps, vous fermez les yeux prête à vous reposez, enfin, après une longue journée.
Mais quand vient le moment de vraiment vous relâcher et vous endormir…
Au lieu de vous sentir soulagée, vous avez l’impression de porter une « masse » invisible sur vos épaules.
Ce lit, qui est censé être votre refuge, votre point de « rechargement », devient le lieu où votre esprit ronge chaque détail de votre journée.
Chaque nuit : vous ressassez les problèmes de la journée, vous vous inquiétez du lendemain.
Et certaines fois, rien de tout ça : vos yeux restent simplement ouverts, sans que le sommeil ne vienne.
Vous vous retournez encore, encore. Vous regardez l’écran de votre téléphone, puis l’heure qui s’affiche, 23h30… 00h10… en espérant que ce soit la dernière fois.
Et quand vous vous endormez enfin, il est déjà l'heure de démarrer la journée…
C’est vrai, ce n’est pas tous les jours comme ça, mais ces matins où le réveil sonne, où vous ouvrez difficilement un oeil, le regard embué, le corps ralenti, la tête floue.. Ce sont des matins de plus en plus fréquents.
Vous démarrez cette journée avec cette pensée amère : « Ce n’est pas possible d’être épuisée avant même de commencer la journée. »
Au boulot, les dossiers s’accumulent. Vous faites des erreurs que vous ne faisiez pas avant. Vous vous surprenez à râler sur des détails, à manquer de patience avec vos enfants ou votre entourage.
Et puis, à la maison, cette sensation que tout part à vau‑l’eau. Le repas rapide, la télévision comme anesthésiant, puis un nouveau coucher… Et l’espoir que « ce soir ça ira mieux ».
Il y a autant de raisons que de… raisons.
Vous pourriez penser : « C’est le stress », « C’est l’âge », « C’est mon travail », « C’est l’alimentation ».
Oui, ces raisons existent. Mais elles ne représentent qu’une partie du tableau.
Agir uniquement dessus, ce serait comme mettre un pansement sur une plaie béante, sans jamais traiter la cause profonde…